Le Projet

Le Contexte

Depuis les années 1990, la production de fleurs s’est déplacée vers les pays du Sud ou en Hollande pour des raisons de maximisation des profits, au détriment des questions sociales et environnementales.

85 % des fleurs coupées viennent de l’étranger, cultivées dans des conditions sociales et écologiques déplorables.
L’industrie de la fleur a massivement recours à une main d’œuvre à très bas salaire qui ne bénéficie d’aucune protection sociale ou sanitaire; elle fait bien souvent un usage intensif de ressources naturelles non renouvelables comme l’eau ou chimiques. Elle génère une grande quantité de CO2 par le chauffage ou l’éclairage des serres, l’omniprésence des systèmes de réfrigération, et la multiplication des transports par avion ou camion.

Les variétés les moins productives ne sont plus cultivées, les généticiens se concentrant sur les fleurs à l’apparence parfaite et résistantes aux modes de transport, créant ainsi des fleurs totalement standardisées, sans âme et sans parfum. La fleur est devenue un triste produit de grande consommation.

En 10 ans, 40% des exploitations horticoles françaises ont disparu.
En plus de cette concurrence déloyale, les producteurs indépendants doivent aussi affronter l’urbanisation des terres agricoles. La situation est donc catastrophique pour la filière locale.

 

Il faut d’urgence inverser la tendance.
Le Projet

Notre projet a pour objectif de contribuer à redonner du sens à la consommation de fleurs coupées, en sensibilisant le grand public aux questions de qualité, de provenance et de saisonnalité des fleurs, et en travaillant avec l’ensemble des professionnels du secteur à la mise en place d’une filière horticole viable, durable et bas-carbone.

Il se décline en 3 axes :

  • développer une réciprocité ville/campagne :
    • nous créons, exploitons et animons un réseau de fermes florales urbaines et péri-urbaines
    • nos sites de production valorisent le travail des producteurs, en retour nous les invitons à partager leur savoir-faire
    • l’agriculture urbaine doit aider à unifier plusieurs métier de la filière : recherche et innovation, production, transformation, livraison, distribution
  • participer à la création d’une filière horticole durable et bas-carbone :
    • nos méthodes de production et distribution sont respectueuses de l’environnement : sans intrants chimiques, ni pesticides en utilisant la lutte biologique intégrée
    • l’approvisionnement en filière courte auprès de producteurs locaux est privilégié
    • les cultures de fleurs contribuent à l’équilibre des éco-systèmes et à la protection de la biodiversité
    • les fleurs fraîchement coupées sont distribuées en circuit court, sans passage par une chaîne successive de transports ou de conditionnements frigorifiques
    • nous participons à un programme pour la conservation de variétés en voie de disparition

 

  • proposer un modèle d’agriculture urbaine responsable, réplicable et semeur d’espoir
    • nos sites de production sont économiquement viables et autonomes
    • nous favorisons des partenaires inscrits dans une démarche d’économie sociale et solidaire (ESS)
    • le projet inclut un important volet pédagogique (ateliers, visites commentées, publications en ligne, …) pour réapprendre à regarder les fleurs, source inépuisable d’émerveillement
    • à terme, nous souhaitons créer une Fondation sur la fleur locale qui aura notamment pour objectifs de soutenir les productions locales, le développement de nouvelles fermes florales urbaines et de former aux métiers y afférents
  • Pour suivre l’état d’avancement du projet, nous vous invitons à consulter régulièrement la rubrique « actualité », ou à vous inscrire à notre liste de diffusion.